Avec ou sans accord, le Brexit peut représenter une opportunité pour de nombreuses PME et ETI françaises qui n'ont pas l'habitude d'exporter des marchandises hors de l’Union Européenne. On vous explique pourquoi.

Le Brexit ou comment exporter partout dans le monde ?

Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, déclarait récemment : « Un hard Brexit entraînerait une perte de 3 milliards d’euros pour les exportateurs français. La croissance prévue à 1,3% en 2020 pourrait être amputée de 0,2 points ». Une prévision alarmante qui s’inscrit dans un contexte où un quart des entreprises exportatrices vers le Royaume-Uni n'ont jamais réalisé de formalité douanière extracommunautaire. La plupart d'entre elles sont des PME et des TPE.

Rétablissement des formalités douanières

Dans le cas d’un Brexit sans aucun accord, les relations entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne seront dorénavant régies par les règles de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Le Royaume-Uni bénéficiera ainsi du même traitement que n’importe quel pays tiers au même titre que les Etats-Unis ou la Chine par exemple. Cela se traduira concrètement par le rétablissement des formalités douanières ainsi que des formalités relevant du ministère de l’agriculture (contrôles sanitaires…), la fin de la libre circulation (des capitaux, des marchandises, des services et des personnes) et l’établissement immédiat de certaines barrières réglementaires décidées par le Royaume-Uni. Pour les entreprises françaises exportatrices au Royaume-Uni, cela signifie en pratique une déclaration douanière à l’export puis à l’import, ainsi que des contrôles (documentaires et physiques) renforcés lors de l’entrée des marchandises sur le territoire britannique.

Se faire accompagner pour se simplifier la vie

Les modalités du divorce entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne restent encore floues et la situation inquiète grand nombre d'acteurs économiques. Dans le cas d’un hard Brexit, les entreprises exportatrices au Royaume-Uni et n’ayant pas de relations commerciales à ce jour avec des pays hors Union européenne devront se retrousser les manches et se mettre au diapason des formalités douanières. Un exercice délicat pour les néophytes et susceptible d’être chronophage. En effet, les démarches à engager sont nombreuses : enregistrer votre entreprise auprès de la douane pour l’obtention d’un numéro unique d'identifiant communautaire (EORI), s’informer et s'assurer de l'origine de votre marchandise (Renseignement Contraignant sur l'Origine - RCO), connaître la nomenclature de votre marchandise et la taxation de votre produit à l’export. Pas de panique, si vous êtes bien accompagnés, ces démarches seront simples et rapides. Mais plus encore, une fois faites pour l'export vers les Grande Bretagne, vous vous ouvrirez alors les portes du reste du monde !

Et si vous tourniez le Brexit en opportunité ?

Exporter n’est pas une barrière infranchissable et de nombreuses initiatives ont été lancées par la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) qui se prépare depuis des mois à l’éventualité d’un Brexit sans accord : communication massive auprès des acteurs économiques, recrutement de plus de 700 douaniers, mise en place d’une « frontière intelligente » (qui implique de déclarer au préalable ses marchandises en ligne), etc. Nous sommes convaincus que le Brexit peut s’avérer être une grande opportunité pour les entreprises qui décideront de se faire accompagner par le bon partenaire. Une fois cette première marche gravie, le monde s’offrira à vous. Le grand export est la suite logique de ce travail initié dans le cadre du Brexit. Nos équipes vous proposent les clefs pour accéder à ces nouveaux horizons ! Pour plus d'information, rendez-vous sur www.ovrsea.com.