Un Nouvel An chinois qui n’en finit pas

En pleine épidémie de coronavirus, la Chine prolonge le congé du Nouvel an dans le cadre des mesures de lutte contre l’épidémie dont le bilan s’alourdit de jour en jour. Les Chinois étaient initialement censés reprendre le travail vendredi 31 janvier, mais pour l’instant, vingt-quatre provinces chinoises ont décidé d’allonger les congés du Nouvel An jusqu’au 9 février inclus. Ensemble, elles représentent 80 % du PIB chinois et 90 % des exportations du pays. Et les conséquences se font déjà sentir sur le commerce mondial.

Le manque de main d’œuvre et de transporteurs inquiète le fret international et tout particulièrement le fret aérien.

Le fret aérien à l’épreuve du coronavirus

Les compagnies aériennes du monde entier réduisent considérablement les vols passagers à destination de la Chine à mesure que la nouvelle menace de coronavirus se développe. La plupart de ces décisions s'appliqueront jusqu'à la fin du mois de février - bien au-delà des vacances du Nouvel An chinois. La situation risque d'entraîner une volatilité des tarifs de fret aérien sur plusieurs routes commerciales.

Les inquiétudes augmentent quant à la date de retrait des restrictions de voyages en Chine et la reprise d’activité des usines. Un retard prolongé dans la production provoquerait un choc négatif de la demande. Cela provoquerait une baisse du volume des échanges, avec une certaine incertitude quant à l'évolution des prix.

A l’import, la diminution du nombre de vols passagers risque également d’avoir un fort impact pouvant mener vers une contraction de la capacité et donc une envolée probable des prix ainsi que des difficultés à charger et ce jusqu’à ce que les restrictions soient levées.

Le fret maritime épargné mais perturbé

Contrairement au fret aérien, le fret maritime est généralement assez indépendant du trafic de passagers et représente la majorité des expéditions de la chaîne d'approvisionnement. Mais le Yang Tsé est une voie d'eau intérieure très importante qui traverse Wuhan. Lorsque le trafic est perturbé, l'effet peut être important.

Et si les autorités de Pékin venaient à prendre une décision et imposer des restrictions, ses conséquences sur le commerce mondial, et notamment vers l'Europe, seraient énormes. La Chine est l’un des acteurs principaux du transport maritime mondial et représente à elle seule près de la moitié de la croissance de tout le commerce maritime mondial depuis une décennie, selon l'OCDE.

OVRSEA surveille quotidiennement l'impact du coronavirus sur le commerce mondial et vous informe grâce aux mises à jour de ses experts, y compris ceux implantés en Chine continentale.

Si vous transportez avec OVRSEA, notre équipe vous tiendra informé en permanence de l'impact potentiel sur vos expéditions. N'hésitez pas à leur poser des questions à nos experts et restez informés des dernières nouvelles en consultant le blog d’OVRSEA.