La mer n’est pas toujours d’un calme plat pour le transport international de marchandises. Chaque année, d’août à octobre, le monde du fret s’agite. C’est ce qu’on appelle la “peak season” – en français : la haute saison.

bernd-dittrich-c-NNKs99-J8-unsplash.jpg

Pendant cette période houleuse, en Europe, les entreprises marchandes préparent leurs stocks pour Noël et les fêtes de fin d’année. La demande d’importations depuis la Chine et le reste de l’Asie augmente alors énormément, tandis que l’offre des transporteurs reste limitée. Résultat : les prix du fret subissent une hausse très importante. Une surcharge tarifaire maritime est même appliquée en sus, au grand dam des importateurs : la Peak Season Surcharge (PSS).

La “peak season” ? Mais quelle “peak season” ?

Pourtant, en cette année 2019, les signaux annonciateurs de la “peak season” se font attendre. Si l’on en croit les principaux indicateurs économiques et financiers du secteur, elle risque de démarrer très poussivement.

Avec la baisse de la production industrielle chinoise, les volumes de transport restent en effet assez faibles. En juin, l'indice PMI du secteur manufacturier en Chine est tombé à son deuxième niveau le plus bas depuis juin 2016, signe d'une nette contraction de l’activité. La situation est assez inhabituelle pour la saison : le Shanghai Containerised Freight Index (SCFI) ne cesse de baisser, des départs de navires sont annulés…

Bref, la “peak season” semble ne pas vouloir commencer. Certes, c’est préoccupant pour les transporteurs, mais c’est aussi une opportunité tarifaire non négligeable pour les entreprises qui importent des marchandises chinoises. Le début de la “peak season” devrait leur coûter moins cher que d’habitude.

Le calme avant la tempête ?

Mais restons prudents. Si vous importez depuis la Chine, ne vous réjouissez pas trop vite : les transporteurs finiront, quoi qu’il advienne, par appliquer les surcharges tarifaires de rigueur entre août et octobre. Peut-être seront-elles moins importantes cette année, mais elle seront bien réelles.

Aussi, pour vos besoins en transport maritime, mieux vaut toujours privilégier la période la plus creuse de l’année : de mars à juin. Bien sûr, cela impose davantage d’anticipation et de planification dans votre activité. Mais les écarts de coûts peuvent se compter en dizaines de pourcents. Vos efforts se révéleront donc extrêmement rentables.

Par ailleurs, vous pouvez opter ponctuellement pour des compagnies maritimes qui desservent l'axe Chine-Europe avec un temps de mer plus long, parce qu’elles effectuent davantage d'escales. Celles-ci pratiquent généralement des taux plus bas. Cela permet de compenser la hausse tarifaire conjoncturelle par une solution structurellement moins coûteuse.

Et surtout, faites appel à un commissionnaire de transport fiable et flexible, qui vous aidera à choisir les solutions les plus économiques et les plus adaptées à votre besoin. Ça reste la meilleure garantie pour franchir le cap de la redoutable “peak season”.